«

»

Juil 11

CD « Tabarka »

Mamdouh Bahri « Tabarka » – CD : JMA 0511-1

Album enregistré le 29 septembre 2005 à Montpellier avec l’aide du Conseil Général de l’Hérault.
Label : JMA – Réf. : JMA 0511-1
Bibliothèque nationale de France : DLS-20060127-901

tabcd

Liste des titres

1. Blue Martine 04:16
2. Jéroboam 04:29 MP3
3. Ardjazzy 06:28
4. Tabarka 05:43
5. Nekriz 06:06
6. Slim in June 04:59
7. Barlot 03:17
8. Flying High 04:28
9. Asbayin 04:59
10. Idris in Tunisia 04:05
11. Éclair (bonus track) 05:12

Musiciens

Mamdouh Bahri : Guitar & Composition
Philippe Botta : Tenor Sax & Flute
Timothy Hayward : Alto Sax
Bertrand Perrin : Drums
Bruno Schorp : Bass

« Tabarka »… 5ème album du jazzman et guitariste Mamdouh Bahri… prolonge et refonde sa musique…. aux consonances Africaines… Méditerranéennes… Latines… parfaite et captivante alchimie entre… Jazz… Blues… et… Rock…

De Sfax en Tunisie… à Montpellier dans l’Hérault… en passant par New-York où, pendant 13 ans, il est le guitariste du collectif « The Spirit of Life Ensemble », dirigé par Daoud Williams avec Talib Kibwe, Ted Curson, Michael Cochrane et Winard Harper…

Mamdouh Bahri tisse et… métisse sa musique… à travers le monde… Finlande…Estonie… Inde… Chine… Bahreïn… Grèce… Maroc… en passant, bien sûr, par les « spots » mythiques du « Blue Note » à New York … ou du « Duc des Lombards » à Paris…

Après… « Song for Sarah »… « Nefta »… « From Tunisia with love »… « African Flame »… Mamdouh Bahri nous fait voyager sur coussin d’air… tapis volant… en douceur…

Avec son nouveau disque… « Tabarka »…, la guitare tisse un canevas mélodique parfaitement relayé par la section de cuivre (flute/alto sax ou alto sax/tenor sax) et la rythmique (contrebasse, batterie) qui portent à merveille ce subtil cocktail de swing et de douceur orientale. L’équilibre des arrangements s’inspire des fameux quintets d’Horace Silver, d’Art Blakey, de Cannonbal Adderley…

Notes du livret

N’ayons pas peur des rapprochements, associations et métaphores prévisibles, voire “téléphonés” : d’emblée, ce jazz-là s’impose en douceur, ou plutôt suggère des tempos et langueurs de tapis volant, des volutes et inévitablement (étymologiquement) des arabesques, et bien sûr ce mouvement sinusoïdal du nombril des danseuses orientales qui n’en finit pas de dessiner l’infini. À la différence des déjà désuètes et mercantiles tentatives qui, naguère étiquetées “world music”, ont pu faire croire à quelque réinvention du “métissage”, alors que le mélange, le mixage constituent depuis près de quatre siècles (depuis cet “accident” de l’histoire à quoi l’on doit la “fabrication” dans le Nouveau Monde de travailleurs immigrés involontaires…) un des axes de la musique africaine-américaine, à la différence de ces “produits” vaguement ”exotiques”, le désir musicien de Mamdouh Bahri est, sinon “naturellement”, en tout cas biographiquement à un carrefour de cultures dont il offre une illustration remarquable – l’orchestre new-yorkais « Spirit of Life Ensemble » et son percussionniste leader Daoud Williams ne s’y sont pas trompés qui ont fait du guitariste tunisien un de leurs “guest soloists” vedettes depuis près de quinze ans. Se croisent et s’entrelacent dans les thèmes et les improvisations de Mamdouh Bahri la mémoire de diverses phases du jazz et du blues, les échos de certains “déchireurs” assimilés à l’univers du rock, mais aussi les effluves, comme en filigrane, des maîtres de l’oud, ce luth oriental dont les nuances cristallines imprègnent toute la musique arabe, voire certaines inflexions et tournures plus ou moins consciemment héritées des grandes voix de l’Orient arabophone. Et c’est en cela aussi qu’il n’est pas besoin de “passerelle” pour circuler dans le monde sonore de Bahri : quelle que soit la région, la couleur qui sous ses doigts passent au premier plan, que la référence la plus évidente soit bleue et/ou noire, afro-américaine ou arabo-andalouse, le pouvoir de charme de cette musique est inévitablement fondé sur l’amour de la danse et du chant – sur des mouvements de corps
Philippe Carles – Rédacteur en chef de Jazz Magazine, producteur à France-Musiques, co-auteur du Dictionnaire du jazz (éd. laffont) et de Free Jazz Black Power (Folio/Gallimard)

Dans la presse

Après quatre albums en leader et sept albums au sein du Spirit of Life Ensemble, Mamdouh Bahri propose ici une nouvelle pierre aux débats sur les mélanges et métissage dans leur rapport au jazz. Originaire de Sfax, implanté à Montpellier, Mamdouh Bahri a aussi vécu à New York et enregistré avec Idris Muhammad et Horace Parlan… Bossa nova, musiques latines se déclinent harmoniquement selon des couleurs des musiques orientales… les riffs hard bop de « Blue Martine » ou le final de « Nekriz » évoquent la tradition du jazz. Le jeu de guitare de Mamdouh Bahri en sonorité claire révèle une douceur particulière, une qualité de finesse et de mélodie d’autant plus flagrante qu’elle est portée par beaucoup de relief rythmique… entre Joe Diorio à Pat Martino, Mamdouh Bahri possède une délicatesse de phrasé héritée de Joe Pass (en particulier sur la ballade « Barlot »)… le plaisir que procure la musique de Mamdouh Bahri, fruit d’un beau travail et d’une personnalité attachante. Jean Szlamowicz – Jazz Hot – n°628 – Avril 2006

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *