Juin 09

Mamdouh Bahri • Nefta Project

Mamdouh Bahri • Nefta Project II – 2014

En 1988, Mamdouh Bahri a formé le groupe « Nefta Project » pour jouer une musique s’inspirant des traditions musicales orientales (inflexions mélodiques, rythmes) et occidentales (harmonies jazz, timbres). Aujourd’hui, avec le « Nefta Project II », une formation de six personnes (cinq musiciens et un technicien son) se rencontrent pour jouer ce répertoire et le transformer à leur gré en y imprimant leur vécu.

Line up

Mamdouh Bahri (guitare, composition), Zied Zouari (violon), Emmanuel Beer (piano), Thomas-James Potrel (basse), Frédéric Marchal (batterie et percussion), Fred El Fassy (son)

Intérêt pédagogique – Conférence/Concert musique

Parallèlement aux concerts, des interventions à caractère pédagogique sont proposé sous forme d’ateliers :

  • 1 à 5 ateliers en parallèle avec des élèves regroupés en combos (rythmique avec soliste)
  • des ateliers thématiques autour de l’improvisation, composition, harmonie, rythme, guitare, basse, batterie et piano
  • pour des élèves musiciens en école de musique, la transmission des compétences et le partage des expériences sont réalisables sous forme de classe d’orchestre ou Master Class (classe de maître) : conseils pour mieux interpréter un morceau de musique, des anecdotes, des démonstrations sur certains passages, des commentaires… C’est l’occasion de se familiariser avec de nouvelles techniques et d’affiner ses connaissances de l’instrument et de la musique.
  • Afin de favoriser les rencontres, les répétitions sont ouvertes au public.

 Répétition du 23 avril 2014

  • Medley : Nekriz – Nahawand – Chahnaz

Mamdouh Bahri • Nefta Project I – 1988

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En 1988, Mamdouh Bahri réalise une synthèse entre musique américaine et méditerranéenne en s’inspirant des traditions musicales orientales (inflexions mélodiques, rythmes) et occidentales (harmonies jazz, timbres) et crée son groupe « Nefta » pour interpréter cette musique. Cette formation fait respirer les langages du rythme, jouant de l’universel amour de la danse que les musiques d’Afrique, d’Amérique du Sud et de Méditerranée ont célébré grâce aux percussions.

Line up

Mamdouh Bahri (guitare, composition), Rachid Sbaï (percussion), Francis Balzamo (basse), René Nan (batterie).

Extraits CD

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Mamdouh Bahri « Nefta, les portes du désert » – Album enregistré le 21 décembre 199 et le 12 février 1993 à Montpellier avec l’aide de la MFA (Musique Française d’Aujourd’hui).
Label : Deux Z – Réf. : ZZ 84110 En savoir plus »

Juin 08

Mamdouh Bahri • Tabarka Project

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Tabarka Project souligne par le mélange des timbres des saxophones alto et ténor la richesse mélodique d’une véritable fusion entre le jazz et les musiques du bassin méditerranéen. Les couleurs de la guitare se mêlent avec une finesse entêtante aux sonorités de cuivres et créent un univers chatoyant, fortifié par une rythmique solide. Les Jazz Messengers, le quintet de Cannonball Adderley et les groupes d’Horace Silver ne sont jamais loin.

Line up

Mamdouh Bahri (guitare, composition), Philippe Botta (ténor sax et flute), Timothy Hayward (alto sax), Bruno Schorp (contrebasse), Bertrand Perrin (batterie).

Références scéniques

  • Duc des Lombards Jazz Club, Paris (2002, 2003, 2004, 2005, 2006)
  • Espace Culturel, Gignac (2005)
  • Théâtre d’O, Montpellier (2005)
  • Jazz Club d’Auxerre (2004)
  • Festival Hot’marne Jazz, Bologne (2004)
  • Festival de Jazz à Pointe à Pitre, Guadeloupe (2003)
  • Les Rendez-vous de l’Erdre, Nantes (2002)

Discographie

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Mamdouh Bahri « Tabarka » – Album enregistré le 29 septembre 2005 à Montpellier avec l’aide du Conseil Général de l’Hérault.
Label : JMA – Réf. : JMA 0511-1
Bibliothèque nationale de France : DLS-20060127-901 En savoir plus »

Juin 07

Mamdouh Bahri • Marina Project

Mamdouh Bahri Live at Carthage

En 1989 Mamdouh Bahri s’associe au pianiste Horace Parlan, au bassiste Italien Riccardo Del Fra et au batteur de la nouvelle Orléans Idris Muhammad et forme un quartet où les traditions musicales de l’Afrique se confondent avec les harmonies du jazz contemporain. Ce projet s’inscrit dans la continuité des grands quartets de Wes Montgomery, épicé par un vécu personnel cosmopolite … Ce quartet est le lieu où l’expérience parle au cœur : l’échange se fait autour d’un langage maîtrisé en finesse par des musiciens aux grandes capacités d’échange.

Line up

Mamdouh Bahri (guitare, composition), Tom Mc Clung / Alain Jean-Marie (piano), Bruno Rousselet / Jean Bardy (contrebasse), Philippe Soirat / Fabrice Moreau (batterie).

Références scéniques

  • Radio France (2007)
  • Duc des Lombards Jazz Club (2002-2006)
  • Festival de Carthage (1991)
  • Festival de Bastia (1990)
  • Festival Jazz d’O (1989).

Discographie

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Mamdouh Bahri « From Tunisia With Love » – Album enregistré en « Live » en 1991 au Festival de Carthage en Tunisie. Mamdouh Bahri (guitare, composition), Horace Parlan (piano), Riccardo Del Fra (contrebasse) et Idris Muhammad (batterie).
Label : 52 Rue Est – Réf. : RECD 025

Mai 25

Mamdouh Bahri au Melrose Cafe le 31 mai 2014

Mamdouh Bahri « Akahou Project » au Melrose Café ce samedi 31 mai 2014

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Venez écouter et découvrir le nouveau groupe de Mamdouh Bahri « Akahou Project » au Melrose Café ce samedi 31 mai

  • Mamdouh Bahri : guitare et composition
  • Emmanuel Beer : orgue
  • Frédéric Marchal : batterie
  • Thomas James Potrel : basse

Photo Mamdouh Bahri "Akahou Project"

Melrose Café

  • 6 place Jean Jaurès – 34300 Agde
  • Tel : 04 67 94 19 78 – Google maps
  • Samedi 31 mai 2014 — 21:00 – 23:30

Vidéos de concerts

Extraits de plusieurs concerts !

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Album photos

Page web

Juil 12

CD « Nefta – les portes du désert »

Mamdouh Bahri « Nefta-les portes du désert » – CD : ZZ 84110 MFA

Sortie en Avril 1993 – Enregistré à Montpellier le 21 Décembre 1992 et le 12 Février 1993

Nefta Cover Design

Liste des titres

1 – Ziryab – 4:53
2 – Zinkola – 6:48
3 – Sole – 5:19
4 – Safa – 5:36
5 – Nostalgie – 5:21
6 – Julie – 3:57
7 – Awda – 5:49 Awda
8 – Ardjazzy – 6:45
9 – Nefta – 5:07
10 – Deux Mains – 6:13

Musiciens

Mamdouh Bahri : Guitar & Composition
Francis Balzamo : Bass
Jacques Lyprendi : Keyboard (2/3/7/9/10)
René Nan : Drums
Rachid Sbaï : Darbuka, Congas
Patrick Torreglosa : Tenor sax (3/5/9)

Notes du livret

Ces compositions sont le reflet d’un travail commencé depuis une quinzaine d’années d’abord par une période d’élaboration marquée par divers apports (musiques savantes et populaires arabes, musiques américaines … ) puis par une phase de synthèse entre le jazz et la musique spécifiquement méditerranéenne. En Orient la gamme naturelle est basée sur les unités de trois quarts de ton ; dans cet enregistrement les modes originaux sont déclinés de façon parallèle sur la gamme tempérée occidentale. Les rythmes, très colorés et nuancés, donnent une plus grande richesse à la musique et servent de support métrique à la mélodie.

1. Ziryab écrit en juillet 1992 en hommage au grand musicien et luthiste arabe Abu el Hassan Ali ben Nâfi dit ZIRYAB. Fixé à Courdoue en 822, il implanta en Andalousie les pratiques musicales de l’école de Bagdad, en y ajoutant l’éclat de son art personnel. Cette composition basée sur la Maqàm « Hijazkar’ utilise deux rythmes dont le premier, « A aràj », est bâti sur un cycle de 9 pulsations. L’autre partie du rythme est un 12/8.

2. Zinkola composé en Avril 1990, utilise une gamme d’origine turque « Zinkola ou Zingran en dialecte » et un rythme « Mokhammes » bâti sur un cycle de 16 pulsations.

3. Sole (the Spirit Of Life Ensemble) écrit en Janvier 1992, avec des harmonies empruntées au jazz et un rythme créé sur un cycle de 12 pulsations.

4. Safa (limpide) composé en octobre 1988, basé sur le Maqàm ‘Nawather’ avec des harmonies hybrides et un rythme de 12/8.

5. Nostalgie écrit en octobre 1986, avec des harmonies empruntées au jazz sur un rythme calypso, en hommage à Sonny Rollins.

6. Julie écrit en juin 1992, avec des harmonies empruntées au jazz et un rythme basé sur un cycle de 12 pulsations.

7. Awda (retour) composé en octobre 1991, avec des harmonies empruntées au jazz, sur une succession de deux rythmes: 7/8 & 6/8.

8. Ardiazzy (vient de Narjassi avec zz) écrit en novembre 1988, avec des harmonies empruntées au jazz sur un premier rythme « Narjassi » 13/8, l’autre rythme en 16/8.

9. Nefta (ville du sud tunisien) composé en décembre 1988, avec des harmonies modales et un rythme créé sur un cycle de 12 pulsations.

10. Deux mainx, (titre inspiré par un dessin) de février 1990, est un hommage au luthiste chanteur compositeur d’aujourd’hui Tahar Garsa qui a le mieux incarné la manière Tunisienne de jouer et de composer. Basé sur le Maqàm « Nekriz » et le rythme « Insiraf » 10/8.

(… ) Ainsi pour Mamdouh Bahri ce paradoxe singulier d’une rencontre féconde qui ramène au plus près de ses racines un musicien dont l’expérience personnelle, forgée au travers de multiples confrontations avec le jazz et quelques uns de ses illustres propagandistes (entre autres : John Scofield, Dave Liebman, John Abercrombie, Joe Dioro, Jim Hall, Richie Beirach, Horace Parlan et les improvisateurs du collectif « The Spirit of Life Ensemble »), se trouve sans cesse enrichie de réminiscences rythmiques (mais pas seulement) qui ancrent sa musique, définitivement, en terre orientale. Retrouvant un certain art du ressassement que le jazz n’a pas ignoré et dont on trouve l’écho dans un hommage bienvenu à Sonny Rollins. Quelque chose d’une tentation hypnotique qui semble être la clef d’un art du mouvement magnifiquement servi par une très originale technique guitaristique.
Jean-Paul Ricard

Dans la presse

Le disque de Mamdouh
Bahri est à l’image du Bosphore : il fait le passage entre deux continents sonores, jazz et musique orientale. La mémoire « américaine » du guitariste (retenus : la délicatesse de Jim Hall, le blues aéré de Scofield) se télescope à la richesse des modes et rythmes arabes Les thèmes en boucle font l’écho aux chants cycliques d’Oum Kalsoum, la voix du monde arabe. Tradition du ressassement, recherche d’une « substance » mélodique, manière d’hypnose. Indissociable de la danse, de la séduction, d’une ivresse joyeuse. Les portes s’ouvrent à l’espace de la nuit, aux mirages de l’imaginaire. La musique de Mamdouh Bahri est un nombril qui danse des 8 ouverts sur l’infini.
Sophie Haluk – Jazz Magazine – juillet/août 1993

Juil 11

CD « Tabarka »

Mamdouh Bahri « Tabarka » – CD : JMA 0511-1

Album enregistré le 29 septembre 2005 à Montpellier avec l’aide du Conseil Général de l’Hérault.
Label : JMA – Réf. : JMA 0511-1
Bibliothèque nationale de France : DLS-20060127-901

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Liste des titres

1. Blue Martine 04:16
2. Jéroboam 04:29 MP3
3. Ardjazzy 06:28
4. Tabarka 05:43
5. Nekriz 06:06
6. Slim in June 04:59
7. Barlot 03:17
8. Flying High 04:28
9. Asbayin 04:59
10. Idris in Tunisia 04:05
11. Éclair (bonus track) 05:12

Musiciens

Mamdouh Bahri : Guitar & Composition
Philippe Botta : Tenor Sax & Flute
Timothy Hayward : Alto Sax
Bertrand Perrin : Drums
Bruno Schorp : Bass

« Tabarka »… 5ème album du jazzman et guitariste Mamdouh Bahri… prolonge et refonde sa musique…. aux consonances Africaines… Méditerranéennes… Latines… parfaite et captivante alchimie entre… Jazz… Blues… et… Rock…

De Sfax en Tunisie… à Montpellier dans l’Hérault… en passant par New-York où, pendant 13 ans, il est le guitariste du collectif « The Spirit of Life Ensemble », dirigé par Daoud Williams avec Talib Kibwe, Ted Curson, Michael Cochrane et Winard Harper…

Mamdouh Bahri tisse et… métisse sa musique… à travers le monde… Finlande…Estonie… Inde… Chine… Bahreïn… Grèce… Maroc… en passant, bien sûr, par les « spots » mythiques du « Blue Note » à New York … ou du « Duc des Lombards » à Paris…

Après… « Song for Sarah »… « Nefta »… « From Tunisia with love »… « African Flame »… Mamdouh Bahri nous fait voyager sur coussin d’air… tapis volant… en douceur…

Avec son nouveau disque… « Tabarka »…, la guitare tisse un canevas mélodique parfaitement relayé par la section de cuivre (flute/alto sax ou alto sax/tenor sax) et la rythmique (contrebasse, batterie) qui portent à merveille ce subtil cocktail de swing et de douceur orientale. L’équilibre des arrangements s’inspire des fameux quintets d’Horace Silver, d’Art Blakey, de Cannonbal Adderley…

Notes du livret

N’ayons pas peur des rapprochements, associations et métaphores prévisibles, voire “téléphonés” : d’emblée, ce jazz-là s’impose en douceur, ou plutôt suggère des tempos et langueurs de tapis volant, des volutes et inévitablement (étymologiquement) des arabesques, et bien sûr ce mouvement sinusoïdal du nombril des danseuses orientales qui n’en finit pas de dessiner l’infini. À la différence des déjà désuètes et mercantiles tentatives qui, naguère étiquetées “world music”, ont pu faire croire à quelque réinvention du “métissage”, alors que le mélange, le mixage constituent depuis près de quatre siècles (depuis cet “accident” de l’histoire à quoi l’on doit la “fabrication” dans le Nouveau Monde de travailleurs immigrés involontaires…) un des axes de la musique africaine-américaine, à la différence de ces “produits” vaguement ”exotiques”, le désir musicien de Mamdouh Bahri est, sinon “naturellement”, en tout cas biographiquement à un carrefour de cultures dont il offre une illustration remarquable – l’orchestre new-yorkais « Spirit of Life Ensemble » et son percussionniste leader Daoud Williams ne s’y sont pas trompés qui ont fait du guitariste tunisien un de leurs “guest soloists” vedettes depuis près de quinze ans. Se croisent et s’entrelacent dans les thèmes et les improvisations de Mamdouh Bahri la mémoire de diverses phases du jazz et du blues, les échos de certains “déchireurs” assimilés à l’univers du rock, mais aussi les effluves, comme en filigrane, des maîtres de l’oud, ce luth oriental dont les nuances cristallines imprègnent toute la musique arabe, voire certaines inflexions et tournures plus ou moins consciemment héritées des grandes voix de l’Orient arabophone. Et c’est en cela aussi qu’il n’est pas besoin de “passerelle” pour circuler dans le monde sonore de Bahri : quelle que soit la région, la couleur qui sous ses doigts passent au premier plan, que la référence la plus évidente soit bleue et/ou noire, afro-américaine ou arabo-andalouse, le pouvoir de charme de cette musique est inévitablement fondé sur l’amour de la danse et du chant – sur des mouvements de corps
Philippe Carles – Rédacteur en chef de Jazz Magazine, producteur à France-Musiques, co-auteur du Dictionnaire du jazz (éd. laffont) et de Free Jazz Black Power (Folio/Gallimard)

Dans la presse

Après quatre albums en leader et sept albums au sein du Spirit of Life Ensemble, Mamdouh Bahri propose ici une nouvelle pierre aux débats sur les mélanges et métissage dans leur rapport au jazz. Originaire de Sfax, implanté à Montpellier, Mamdouh Bahri a aussi vécu à New York et enregistré avec Idris Muhammad et Horace Parlan… Bossa nova, musiques latines se déclinent harmoniquement selon des couleurs des musiques orientales… les riffs hard bop de « Blue Martine » ou le final de « Nekriz » évoquent la tradition du jazz. Le jeu de guitare de Mamdouh Bahri en sonorité claire révèle une douceur particulière, une qualité de finesse et de mélodie d’autant plus flagrante qu’elle est portée par beaucoup de relief rythmique… entre Joe Diorio à Pat Martino, Mamdouh Bahri possède une délicatesse de phrasé héritée de Joe Pass (en particulier sur la ballade « Barlot »)… le plaisir que procure la musique de Mamdouh Bahri, fruit d’un beau travail et d’une personnalité attachante. Jean Szlamowicz – Jazz Hot – n°628 – Avril 2006

Juil 11

CD « From Tunisia With Love »

Mamdouh Bahri « From Tunisia With Love » – CD : RECD 025

Live à Carthage, Tunisie – Enregistré en Aout 1991 – Sortie Avril 1992

From Tunisia Cover Design

Liste des titres

1 – Zinkola – 11:34
2 – Song For Sarah – 12:05
3 – Marina – 8:22 Marina
4 – Deux Mains – 8:42
5 – Nawa – 13:05

Musiciens

Mamdouh Bahri : Guitar & Composition
Riccardo Del Fra : Bass
Idris Muhammad : Drums
Horace Parlan : Piano

Notes du livret

Entretien par Alain Vacquié – 1992

Alain Vaquié : La notion de métissage est très à la mode, mais vous Mamdouh Bahri, on pourrait dire que vous la pratiquez puisque venant d’une tradition musicale orientale vous vous affirmez de plus en plus comme musicien de jazz. Comment mêlez vous musicalement ces deux sources d’inspiration que sont la musique orientale et le jazz ?

Lorsque je pense à la mélodie, je m’inspire plutôt de la tradition orientale; par contre lorsque je compose, lorsque j’écris la musique, je me sens totalement musicien de jazz.

1. Zinkola est un thème que j’ai écrit en 1990. Zinkola ou Zingran en dialecte est une gamme d’origine turque qui correspond au mode mixolydien b9 en occident, (C Zinkola: C Db E F G A Bb C). Le rythme de ce morceau est utilisé en Afrique du Nord et composé sur un cycle de 16 pulsations, il s’agit du « Mokhamess »

2. Song For Sarah est la première composition (après avoir composé deux blues) de 32 mesures que j’ai faite en France (Mai 85) pour ma fille qui était âgée d’un an.

3. Marina, qui est un thème swing de 16 mesures, dont le mouvement harmonique des 8 premières mesures est basé sur une composition de George Cables « Think on Me ».

4. Nekriz est un hommage au luthiste chanteur compositeur Tahar Garsa qui a le mieux incarné la manière Tunisienne de jouer et de composer. La gamme utilisée s’appelle « Nekriz » qui correspond au 4ème degré de la gamme mineur harmonique, (C Nekriz: C D Eb F# G A Bb C). Le rythme s’appelle « Insiraf » fondé sur un cycle de 10 pulsations.

5. Nawa me fait penser à une danse qui s’appelle « Dabka ». C’est un très ancien souvenir, je ne suis pas certain de son authenticité, mais c’est ce rappel de l’enfance qui m’a inspiré cette mélodie. La gamme utilisée s’appelle « Kordi » qui correspond au mode phrygien en occident, (C Kordi: C Db Eb F G Ab Bb C) et le rythme « Nawakht indu » est bâti sur un cycle de 16 pulsations.

Dans la presse

Enregistré en public à Carthage et – pour un morceau seulement – à Béziers, le guitariste Mamdouh Bahri suscite l’intérêt par son intelligence musicale et l’originalité de ses improvisations, développées avec rigueur, lesquelles témoignent d’une séduisante synthèse du jazz et de la musique orientale. De plus, c’est un fin mélodiste dont le toucher et la sonorité sont respectivement d’une netteté et d’une pureté rares. Point n’est besoin de s’attarder sur les membres du trio d’accompagnement dont les qualités esthétiques (créativité, musicalité, swing) et le professionnalisme sans défaut ne se démentent jamais. De la belle ouvrage.
Claude Oberg – Jazz Magazine – décembre 1992

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