Juil 07

Extraits presse page 6

Extraits presse – page 6 – Février 1999 / Août 2002

N.D. – Presse Océan, Nantes – 31 août 2002

… Et quand Mamdouh et ses musiciens montent sur scène, c’est une invitation à l’orient qui est proposée au public. Guitariste de talent, Mamdouh Bahri réussi une véritable fusion entre le jazz à l’occidentale et les musiques du bassin méditerranéen aux accents orientalisant. Sur scène, la guitare tisse un canevas mélodique entêtant, parfaitement relayé par une section de cuivres tout en finesse. Entre derbouka qui claque et une batterie qui se veut tour à tour syncopée ou délayée, les rythmes portent à merveille ce subtil cocktail de swing et de douceur orientale. Lumineuses et mystérieuses, savantes et pourtant rudement efficaces, les pièces musicales proposées subjuguent leur auditoire qui se laisse bercer par ces volutes sonores. Bien calé derrière sa six cordes, Mamdouh Bahri égrène les notes, en se laissant parfois aller à quelques incursions électriques, histoire de se rappeler qu’au commencement, ses maîtres s’appelaient B.B. King ou Santana. Un set parfaitement réglé…

Richard Anou – Jazz Hot – #573 – Septembre 2000

L’univers de Mamdouh Bahri (6 juillet) fut un moment fort, lié en grande partie à l’atmosphère sereine, chaloupant un phrasé swing très oriental. Une émotion nouvelle due à cette parfaite symbiose entre la musique folklorique tunisienne et le jazz, l’orchestration laissant place à des solos. Mamdouh Bahri développe un jeu intérieur et épuré.

A.M. El Khatib – La Presse – 8 juillet 2000

Le Mamdouh Bahri group reste fidèle à son leader en harmonisant l’Orient par les rythmes, les inflexions et l’Afrique via l’Europe et sa formation est capable de tout jouer.

Philippe Carles – Jazz Magazine n° 489 – février 1999

Avec Mamdouh Bahri, c’est encore l’orient du Maghreb (et, au-delà, jusqu’à la Perse) qui entrelace ses formes et structures rythmiques avec les ondulations virtuoses du jazz guitaristique. Ici tout n’est que danse et langueur, chants qui prennent leur temps quel que soit le tempo, exquise nonchalance, volutes et envolées calligraphes. Soit une autre belle page que signe (et commente avec minutie dans ses liner notes) le guitariste du Spirit of Life Ensemble.

Jean de Laguionie – Reg’Arts n° 25 – février 1999

Musicien aussi talentueux que discret, Mamdouh Bahri signe African Flame son quatrième enregistrement. En écoutant, en quelques 50 minutes, ses douze compositions originales, on se rend compte que notre homme a parfaitement médité le conseil que lui a jadis prodigué Alain Vacquié, directeur artistique de « feu » la manifestation « Jazz d’O », de s’appuyer davantage sur ses racines. Mamdouh Bahri s’est en tout cas saisi dans cet enregistrement du Ud (son premier instrument), de la Darbouka et de multiples percussions. D’entrée avec Chahnaz, l’invitation au voyage commence et le parfum de la Méditerranée s’installe. On en oublie presque que Bahri a, la moitié du temps, un pied aux États-Unis pour y exercer son métier de musicien. Il faut attendre le huitième morceau Aberjohn pour constater que la guitare reprend tous ses droits.

Juil 07

Extraits presse page 5

Extraits presse – page 5 – Mai 1995 / Janvier 1999

Jean-François Bourgeot – Midi Libre – 7 janvier 1999

Le plus montpelliérain des guitaristes tunisiens a sorti son quatrième album. Un disque placé sous le signe d’une lumière tranquille et poursuivant avec un bel entêtement l’idée de rencontre entre Occident et Orient par la fusion finalement des musiques traditionnelles et des figures éventuellement plus savantes du jazz Mamdouh s’approche, mesure après mesure, dune après dune, d’une perfection d’équilibriste. Pour un mariage consommé et l’abolition des frontières dans un climat musical où coule le miel.

Hamadi Abassi – Le Temps – 29 décembre 1998

Pour Mamdouh, l’aventure du jazz est à restituer par le souffle et le feeling de la musique orientale. Il ne s’agit pas pour la circonstance de dépersonnalisation, mais de rapprochement, d’une volonté de dialoguer par delà les différences. Un discours de tolérance en somme pour diversifier l’écoute et approcher par le rythme et la mélodie, l’humanité des auditeurs.
« African Flame » est un CD qui reflète les nombreuses influences musicales qui ont jalonné sa carrière, pour mieux les reformuler par une approche plus subjective et intuitive. Élabora un nouveau lexique musical pour proposer un autre langage puisé dans la matière originelle du jazz.

Antirouille – octobre 1998

Sa musique, à la fois chaude et sensuelle, est une éblouissante réussite de la rencontre de deux mondes. Ici, il ne s’agit pas d’un quelconque métissage mais d’une véritable fusion entre son patrimoine musical Tunisien et la pratique d’une riche culture jazz à l’occidentale.

Corrine Dausse – Rendez vous – juin 1998

Sa simplicité, son humour et l’énergie qu’il dégage font de lui un personnage à part, surtout lorsque l’on connaît ses œuvres, d’autre part sa philosophie de la vie : l’adaptabilité, la simplicité, l’écoute des gens, des musiciens, le retour aux sources, la création se retrouvent dans sa musique, toujours adaptable, mouvante à l’infini. La magie du métissage est parfaite et la transition se fait sans coupure : le voyage vaut le détour.

Antirouille – novembre 1997

On retrouve dans sa musique l’ambiance des clubs de jazz de New-York mais aussi le son très caractéristique des joueurs d’oud de son pays. Passant sans cesse d’un continent à l’autre il fait la synthèse parfaite entre les deux univers musicaux. La musique vous transporte, ses compositions sont riches et foisonnantes, et la magie opère dès les premières mesures.

Jean-François Bourgeot – Le Temps Libre – mai 1995

Mamdouh s’est donné les moyens de sa technique et de sa grande sensibilité de musicien franco-américano-tunisien. Avec son groupe « Nefta », on devrait assister à quelque chose de beau, de joyeux, de blagueur et de sérieux.

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Extraits presse page 4

Extraits presse – page 4 – Aout 1993 / Février 1995

Jean-François Bourgeot – Le Temps Libre – 21 février 1995

Mamdouh Bahri, nourri d’abord au son du luth traditionnel avant de tomber en arrêt sur une pulsation de George Benson, a choisi il y a quelques années de vivre à Montpellier. La musique de Mamdouh Bahri, musique qui, en douce, comme un vol à la tire sans violence, associe en pleins et déliés généreux les braves plans du blues et l’écho sans fin du désert, l’héritage, du jazz et la volute arabisante. Normal pour ce doux humaniste dont la musique, non dénuée d’énergie, sait donner dans l’éclat mais renonce à la virulence.

Gérard Mayen – Midi Libre – 10 novembre 1994

Le son du Montpelliérain Mamdouh Bahri, au creuset de la Tunisie et du Languedoc, entre musiques d’Orient et d’Occident, dans leurs formes populaires ou savantes. D’où l’invitation à un travail suivi au sein de cette formation noire américaine, qui a permis à Bahri de réaliser le rêve secret de tout jazzman : aller s’abreuver à la source mythique de Manhattan.
Dans le « Spirit of Life Ensemble », chacun des douze musiciens amène sa composition et son arrangement, et sur le disque en cours de publication, on peut considérer le troisième morceau, « Flying High », comme l’uvre de Mamdouh Bahri. Il s’agit d’un hommage, emporté dans un grand souffle, au géant pianiste (et pianiste géant) Randy Weston.
Mais voilà qu’entre deux avions, Mamdouh Bahri trouve le ton des confidences, et fait entendre une cassette où il vient de céder à la tentation de revenir au temps du luth arabe de sa jeunesse.

N.B – Compact Disc Magazine – juillet/août 1993

Sa guitare évoque autant les grands du jazz, tel Jimmy Raney par exemple que les joueurs d’oud tunisiens. Ici, il s’agit de faire du neuf avec du vieux, de se frayer son propre chemin par la confrontation de multiples racines. Bref un disque original, qui affirme une autre façon d’entendre et peut-être de s’entendre

Ch. Brackers d’Hugo – Les abonnés du jazz / La Voix du Nord – 1993

Mamdouh réussi la synthèse entre musiques américaines et méditerranéennes Cette musique qui a la couleur du sable chaud et l’odeur des nuits agitées sonne magnifiquement grâce à cet autre alliage réussi de la spontanéité et de la précision millimétrique des arrangements. Mamdouh Bahri qui travaille fréquemment avec Horace Parlan et semble avoir écouté George Benson avec attention admirative est assurément un grand guitariste mais aussi un excellent compositeur dont il serait dommage de limiter les qualités à la seule réalisation d’un métissage musical.

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Extraits presse page 3

Extraits presse – page 3 – Septembre 1992 / Juillet 1993

Sophie Haluk – Jazz Magazine – juillet/août 1993

Le disque de Mamdouh Bahri est à l’image du Bosphore : il fait le passage entre deux continents sonores, jazz et musique orientale. La mémoire « américaine » du guitariste (retenus : la délicatesse de Jim Hall, le blues aéré de Scofield) se télescope à la richesse des modes et rythmes arabes Les thèmes en boucle font l’écho aux chants cycliques d’Oum Kalsoum, la voix du monde arabe. Tradition du ressassement, recherche d’une « substance » mélodique, manière d’hypnose. Indissociable de la danse, de la séduction, d’une ivresse joyeuse. Les portes s’ouvrent à l’espace de la nuit, aux mirages de l’imaginaire. La musique de Mamdouh Bahri est un nombril qui danse des 8 ouverts sur l’infini.

Michel Arcens – Midi Libre – 6 juin 1993

Le travail artistique du guitariste Mamdouh Bahri est tout à fait original. Non seulement parce qu’il s’inspire des traditions musicales de son pays, mais encore davantage parce qu’il est un authentique et profond créateur qui compose des thèmes et des musiques foisonnantes, d’une richesse inouïe. Mamdouh Bahri est un musicien d’une grande exigence poétique.

Jean-Paul Ricard – Jazz Magazine / Radio France Vaucluse – mars 1993

Ainsi pour Mamdouh Bahri ce paradoxe singulier d’une rencontre féconde qui ramène au plus près de ses racines un musicien dont l’expérience personnelle, forgée au travers de multiples confrontations avec le jazz et quelques uns de ses illustres propagandistes (entre autres : John Scofield, Dave Liebman, John Abercrombie, Joe Diorio, Jim Hall, Richie Beirach, Horace Parlan et les imropvisateurs du collectif « The Spirit of Life Ensemble »), se trouve sans cesse enrichie de réminiscences rythmiques (mais pas seulement) qui ancrent sa musique, définitivement, en terre orientale. Retrouvant un certain art du ressassement que le jazz n’a pas ignoré et dont on trouve l’écho dans un hommage bienvenu à Sonny Rollins. Quelque chose d’une tentation hypnotique qui semble être la clef d’un art du mouvement magnifiquement servi par une très originale technique guitaristique.

Claude Oberg – Jazz Magazine – décembre 1992

Enregistré en public à Carthage et – pour un morceau seulement – à Béziers, le guitariste Mamdouh Bahri suscite l’intérêt par son intelligence musicale et l’originalité de ses improvisations, développées avec rigueur, lesquelles témoignent d’une séduisante synthèse du jazz et de la musique orientale. De plus, c’est un fin mélodiste dont le toucher et la sonorité sont respectivement d’une netteté et d’une pureté rares. Point n’est besoin de s’attarder sur les membres du trio d’accompagnement dont les qualités esthétiques (créativité, musicalité, swing) et le professionnalisme sans défaut ne se démentent jamais. De la belle ouvrage.

Xavier Prévot – Guitare & Claviers – septembre 1992

Mamdouh Bahri, brillamment entouré, dont la musique s’élabore en une référence insistante à la tradition orientale.

Juil 07

Extraits presse page 2

Extraits de presse – page 2 – Juillet 1989 / Juin 1992

Jazz Magazine – juin 1992

Entre mémoires d’orient et blues, esprit de Newark ou New York, une nouvelle manière d’effacer les frontières avec une guitare. Premier manifeste : « From Tunisia With Love », en quartette avec le pianiste Horace Parlan.

Jean-François Bourgeot – Temps Libre – 6 mai 1992

Avec son groupe Nefta, groupe qui depuis 1989 interprète des compositions originales, en utilisant les harmonies jazz et les rythmes ethniques de l’Afrique du Nord. Une rencontre que Mamdouh Bahri rend tonique et savoureuse.

L.D. – Le Var / Nice-matin – 21 mars 1992

Le résultat est superbe et inédit, au confluent du blues et des mélodies orientales. Un jazz très méditerranéen, une manière de comprendre et d’interpréter l’axe nord-sud.

Alain Vacquié – Directeur Artistique du Festival Jazz d’O – décembre 1990

S’il était encore nécessaire de démontrer la capacité du jazz à être la plus métissée des musiques, avec Mamdouh Bahri, ce serait chose faite. Il incarne si bien ce mélange subtil de swing et de langueur orientale. Il mêle si évidemment les tempos soutenus, la pulsion de jazz initial et le temps suspendu de la musique orientale, notamment dans les improvisations. Mamdouh Bahri est un véritable musicien de jazz, c’est certain, mais il est l’interprète, le médium d’un jazz que l’on pourrait appeler méditerranéen Mamdouh est à la croisée des cultures, il a choisi le jazz, ou peut-être est-ce le jazz qui l’a choisi pour explorer des contrées musicales encore inconnues. Il nous y emmène avec un réel bonheur et avec une très grande musicalité.

Le journal de Toulouse – 4 décembre 1990

Une musique de jazz étonnante, issue de la rencontre de personnalités diverses qui mêlent leurs cultures. Mamdouh Bahri, guitariste tunisien, signe les compositions en se souvenant du souffle de ses origines où un discret parfum d’Afrique du Nord se marie aux senteurs plus fortes du blues Le mélange des cultures africaines, aux pulsations incantatoires. Un certain feeling très proche du Blues. Un souffle passe : désert et Mississippi.

Thierry Quenum – Jazz Magazine – octobre 1989

Mamdouh Bahri s’associait à Horace Parlan, Riccardo Del Fra et Idris Muhammad pour produire une musique superbe et inédite, au confluent du blues et des mélodies orientales, où le jeu des demi-teintes de Bahri se marie aux harmonies raffinées de Parlan, à l’exubérance de Muhammad, et à l’élégance délicate de Del Fra

Marie Cosenza – Jazz Hot – octobre 1989

Fructueuse rencontre, la musique répond et circule, des climats se mêlent à un discret parfum d’Afrique du Nord Belle réussite

La Marseillaise – 28 juillet 1989

Mamdouh Bahri a puisé dans la musique traditionnelle pour écrire les partitions. Visiblement le feeling passe avec Horace Parlan chargé de distiller des notes spirituelles dans un univers essentiellement rythmique. L’image de cette rencontre réussit nous confirme que le jazz reste un espace privilégié pour l’interprétation des cultures et des générations.

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Extraits presse page 1

Extraits presse – page 1 – Aout 1986 / Juillet 1989

Vincent Pons – Midi Libre – 19 juillet 1989

En première partie, l’excellent guitariste Mamdouh Bahri affirma son talent dans des créations originales où les traditions musicales de l’Afrique se confondent avec les harmonies atonales du jazz contemporain. Cette musique, parfois grave, aux rythmes alternés sur des pulsations répétitives, est très attachante.

Paris – 10 mars 1989

C’est sur la terre tunisienne qu’est né Mamdouh Bahri, guitariste amoureux du Be Bop, de jazz moderne, de funk et de cette musique orientale, typique de son pays. Au point de rencontre de trois continents (l’Afrique, l’Amérique et l’Europe), la musique de Mamdouh, ce sont des mélodies simples et des rythmes compliqués.

Jean-Paul Ricard – Radio France Vaucluse – janvier 1989

Formé à l’influence de John Scofield, Joe Diorio ou John Abercrombie, il a su imprégner sa musique de sa sensibilité afro-maghrébine et y développer ses idées très personnelles.

La Marseillaise – 25 août 1988

Et cette étonnante dualité dans ces deux personnalités différentes : Michel Marre, au bugle, au jeu tantôt lié, tantôt rugueux, et Mamdouh Bahri, toujours flegmatique, au phrasé soft et coulé. Une heure et demi de plaisir.

La Marseillaise – 20 août 1988

Depuis 5 ans qu’il vit à Montpellier, Mamdouh Bahri, l’un des guitaristes les plus inspirés de sa génération a su, au contact de personnages tels John Scofield, Joe Diorio ou John Abercrombie, renforcer et élargir un style déjà très personnel.

I.R. – La Marseillaise – 22 février 1988

Ce jeune jazzman, originaire de Sfax (Tunisie), a un talent fou et notamment celui de composer une musique que l’on a bien du mal

Franck Lacroix – Sortir – 10 février 1988

Un Jazz, mélange de BeBop, avec des traces d’Afro et une note spécifique qui rendent sa musique originale. Une musique qui swingue, balance des rythmes en les enchaînant dans des atmosphères dont nous ne sommes pas exclus. La musique de Mamdouh Bahri, c’est aussi un plaisir partagé Aucun doute dès lors, la cassette de Mamdouh Bahri est un album abouti Un équilibre heureux qui fait plaisir à l’écoute de morceaux qui oscillent entre 5 et 6 minutes. Claire, souple, vibrante, abondante, ardente, diverse, ample et harmonieuse.

Midi Libre – 11 août 1986

Ces musiciens, en jouant quelques unes des compositions de Mamdouh Bahri ont su nous donner la preuve : le jazz prolonge son existence à travers le rock, la salsa ou le reggae et en même temps insuffle à ces musiques, en leur offrant ses propres structures, une nouvelle sonorité.

Jean-François Bourgeot – Midi Libre – 4 mai 1986

Ce dernier qui revendique en bon autodidacte les influences de BB King, Jimi Hendrix, Wes Montgomery et John Coltrane, approche maintenat, à l’issue de diverses expériences, le jazz de Charlie Parker à Mike Stern. Deux objectifs : viser la perfection instrumentale et exprimer le plus fort possible les sentiments. Un jazz moderne avec de bonnes traces d’afro et de funk.

Juil 07

Carthage-Montpellier-New-York

Le Temps Libre #195 – 15 février 1995 – Jean-François Bourgeot

Mamdouh, doux…

Son axe à lui, c’est Carthage-Montpellier-New-York. « Je ne pourrais pas me passer de la Tunisie, de New-York non plus ». C’est sans doute pour cela que Mamdouh Bahri, nourri d’abord au son du luth traditionnel avant de tomber en arrêt sur une pulsation de George Benson, a choisi il y a quelques années de vivre à Montpellier. Montpellier comme rivage de la Méditerranée évidemment, comme port d’attache aussi d’un jazz qui sait défendre bien sa peau, de Marre en Lavigne, de Pansanel en Gouirand, de Llabador en Torreglosa, etc…

Le 12 mai prochain, Mamdouh fêtera un anniversaire : les vingt ans de sa première gratte, une électrique demi-caisse, poliment polyvalente sur le manche de laquelle il fit ses premières armes, avant même de connaître l’histoire de la musique occidentale. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’on trouve une clef de la musique de Mamdouh Bahri, musique qui, en douce, comme un vol à la tire sans violence, associe en pleins et déliés généreux les braves plans du blues et l’écho sans fin du désert, l’héritage du jazz et la volute arabisante.

Amoureux d’abord d’une forme – « J’ai aimé la guitare dans une vitrine avant même d’en avoir entendu le son » – et piquant ça et là, à sa façon nécessairement marqué par la culture arabo-andalouse, en faisant travailler sa mémoire, Il bouffe d’abord de la reprise avec avec un groupe plutôt rock et découvre le jazz avec émerveillement en 77. « J’ai retrouvé tout de suite le même fonctionnement de l’improvisation que dans certaines musiques arabes. J’étais très séduit, c’est quelque chose que je comprenais spontanément. Je pense que je suis aujourd’hui arrivé à un équilibre quant aux influences du jazz et de la tradition orientale et je ne me pose plus vraiment de question là dessus ».

Pas de question non plus quant aux formules. Ce qui compte pour Mamdouh, qui soit dit en passant regrette la perte d’une certaine convivialité du milieu jazz du Montpellier d’il y a dix ans, ce sont les rencontres. « Ce que je recherche c’est jouer avec un instrumentiste qui m’intéresse ». En partie satisfait par ses fréquents voyages aux Etats- Unis où il rejoint le Spirit of Life Ensemble, le guitariste a tout de même des préférences quant aux sons. Les tessitures proches de la voix humaine, comme celles de la flûte alto, du sax alto et du violoncelle l’attirent particulièrement. Normal pour ce doux humaniste dont la musique, non dénuée d’énergie, sait donner dans l’éclat mais renonce à la virulence. Avec Nefta (1), deux soirs de suite, de nouvelles compositions vous attendent. Profitez-en.

(1) René Nan (percussions, batterie), Francis Balsamo (basse), Rachid Sbaï (congas), Hédi El Bakri (Derbouka), Mamdouh Bahri (guitare)

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